L’ARCEP fait le point sur la couverture des zones peu denses

Ce vendredi, l’Arcep a publié la mise à jour de son observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses, qui s’appuie désormais sur les données d’avril 2017. On peut constater, dans l’ensemble, qu’Orange, SFR et Bouygues Telecom ont livré les efforts nécessaires pour améliorer ces zones de couverture.

Petit rappel des faits : dans le cadre du programme « zones blanches centres-bourgs« , Orange, SFR et Bouygues Telecom se sont engagés à couvrir plus de 3 800 villages qui ne disposaient pas encore, en 2015, de réseau 2G et/ou 3G.

La première échéance était fixée au 31 décembre 2016 : date butoir pour apporter des services voix et SMS sur tous les sites concernés. La seconde échéance approche rapidement : les 3 opérateurs ont jusqu’au 30 juin 2017 pour activer le haut débit mobile (3G) sur ces mêmes sites.

Fidèle à sa politique de mise à jour trimestrielle de l’observatoire dédié, l’Arcep vient de publier les derniers chiffres de couverture compilés, à savoir ceux d’avril 2017.

Premier indicateur : la couverture voix/SMS (2G). Celle-ci n’a pas bougé d’un millimètre en trois mois, avec 3 282 centres-bourgs couverts (92 % du total). L’Arcep tient cependant à prendre la défense des opérateurs. « L’immense majorité des centres-bourgs restants attendent la construction, par les pouvoirs publics, d’un pylône pour être couverts« .

Pour ce qui est de la 3G, des efforts ont également été consentis. Sur le trimestre, Orange est passé de 79 % à 89 % de couverture dans la zone dont il a la charge, tandis que SFR a bondi de 76 % à 87 %. Bouygues Telecom, passe de 84 % en janvier dernier, à 87 % en avril. Sur cette partie du déploiement, l’Arcep se fait plus insistante, rappelant que « les opérateurs doivent poursuivre leurs déploiements, en vue de les finaliser d’ici le 30 juin 2017 et d’assurer le respect de leurs obligations, conformément à la loi« .

Rappelons qu’en marge du programme « zones blanches centres-bourgs« , les opérateurs disposant d’un accès à la bande de fréquences des 800 MHz (4G) se sont engagés à couvrir 40 % des zones dites peu denses (18 % de la population étalés sur 63 % du territoire) en 4G avant le 31 janvier dernier. Cette obligation, a été remplie par les trois intéressés, en dépit des craintes initiales de l’Arcep. D’après les chiffres d’avril, SFR couvre déjà 66 % de la population des zones peu denses, tandis que Bouygues Telelcom est à 63 %. Orange, pour sa part, couvre 57 % de cette zone.

Free, dernier entrant sur le marché, dispose bien entendu d’un calendrier à part, d’autant qu’il ne dispose pas de réseau 2G à déployer dans les centres-bourgs. En matière de 4G, sa principale échéance est le 17 janvier 2022, date à laquelle il devra couvrir 50 % de la population des zones peu denses au moyen de la bande des 700 MHz. Mais globalement, le quatrième opérateur se hisse déjà progressivement au niveau de la concurrence, en tout cas en matière de statistiques. Toujours selon les données d’avril, son infrastructure 4G est désormais en mesure de toucher 80 % de la population de France métropolitaine, contre 89 % revendiqués chez Orange et 88 % chez SFR comme chez Bouygues Telecom.

 

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